*** N'oubliez pas: nous ne sommes pas fibromyalgique, nous souffrons de fibromyalgie... A méditer *** *** Nous ne naissons pas fibromyalgique et nous ne mourrons pas fibromyalgique. Gardons toujours l'espoir. Battons-nous! ***
Affichage des articles dont le libellé est Pour mieux comprendre.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pour mieux comprendre.... Afficher tous les articles

mercredi 8 janvier 2014

Les 10 signes les plus communs de la fibromyalgie

Cause de douleur physique généralisée chez environ 5,8 millions de personnes aux Etats-Unis, la fibromyalgie est un trouble musculo-squelettique où la façon dont le cerveau interprète la douleur est amplifiée, laissant ainsi les noci-récepteurs du corps hyper-stimulés.
Cette affection provoque des douleurs – et par conséquent de la fatigue – généralisées, et à cause de ces douleurs le patient est privé de sommeil et peut sombrer dans la dépression. La fibromyalgie se développe généralement à la suite d’un traumatisme physique grave, comme un accident, une intervention chirurgicale ou un stress psychologique énorme.
Les patients atteints de fibromyalgie se plaignent d’une myriade de symptômes associés aux douleurs physiques généralisées. Voici les dix symptômes les plus communs de la fibromyalgie …

1. Douleurs physiques

Le principal symptôme de la fibromyalgie est une douleur lancinante continue dans tout le corps. Cependant, certains patients souffrent de douleurs uniquement à certains moments – par exemple, si le climat est humide ou le client est mis sous pression (beaucoup de stress), les épisodes de douleur se déclenchent. D’autres, par contre, ne ressentent des douleurs qu’à certains endroits (les jambes par exemple).

2. Sensibilité au toucher

Les personnes souffrant de fibromyalgie ont généralement une sensibilité extrême, même au moindre contact – Par exemple, à la suite d’une ecchymose ou de l’écrasement d’un orteil, la douleur est extrêmement exagérée et dure beaucoup plus longtemps chez un patient souffrant de fibromyalgie que chez une personne saine.

3. Sensibilité à l’environnement

Ceux qui souffrent de fibromyalgie sont généralement sensibles à des éléments environnementaux, tels que la fumée de cigarette, les bruits, les détergents chimiques, les lumières vives, etc. Tous ces facteurs-là sont susceptibles d’aggraver leurs épisodes de douleur.

4. Raideur musculaire & articulaires

Les patients atteints de fibromyalgie souffrent constamment de raideur dans les muscles et articulations, en particulier quand ils se lèvent tôt le matin et s’ils sont assis pendant de longues heures.

5. Spasmes musculaires

La fibromyalgie va souvent de pair avec des spasmes musculaires douloureux, surtout pendant le sommeil, ce qui peut rendre la nuit agitée, car les muscles douloureux se contractent sans préavis.

6. Épuisement constant

Il est commun pour les personnes souffrant de fibromyalgie de souffrir d’insomnie ou de manque de sommeil dû à la douleur constante à laquelle ils doivent faire face. À cause de cela, ils sont constamment fatigués et leur niveau d’énergie chute, ce qui affaiblit le système immunitaire et les rends propices à des infections.

7. Difficultés à se concentrer

La fibromyalgie provoque souvent des difficultés de concentration – problèmes de mémoire à court terme, difficultés à retenir de nouvelles informations, difficultés à se concentrer sur les tâches en cours d’exécution, et même un vertige qui est souvent appelée « fibro-brouillard ».

8. Maux de tête chroniques

La douleur et la raideur des muscles causées par la fibromyalgie s’étendent souvent vers le dos, les épaules et le cou, laissant les patients sous l’emprise de maux de tête chroniques et migraines aggravés par les stimuli environnementaux (c.-à-d. sons, lumière, odeur).
environmental headaches

9. Troubles intestinaux

La fibromyalgie et le syndrome du côlon irritable (IBS) sont deux conditions qui vont de pair. Les douleurs et rigidité musculaires de la fibromyalgie conduisent à une inflammation douloureuse du système digestif qui résulte en des épisodes de constipation et diarrhée.

10. Dépression

Il est courant pour les patients atteints de fibromyalgie de souffrir de dépression car ils ont affaire à une douleur constante, débilitante et insolvable. Cela leur impose des restrictions quant à leur mode de vie, leur empêchant de pratiquer des activités telles que le sport, la natation, le jogging, etc. À cause de cela, la fibromyalgie peut souvent provoquer une perte d’intérêt pour les activités que le patient avait l’habitude d’aimer, comme la marche à pied ou un après-midi passé avec les petits-enfants.

lundi 6 janvier 2014

Fibromyalgie : comment aller mieux?

Même si la fibromyalgie a de sérieuses répercussions sur votre vie quotidienne au point de retentir grandement sur votre moral, sachez qu'il existe des solutions pour réduire les douleurs et la fatigue. Une prise en charge pluridisciplinaire est cependant requise.
Fibromyalgie : comment aller mieux ?

La fibromyalgie, à quoi c'est dû ?


"C'est dans la tête." Les patients souffrant de fibromyalgie ont souvent vu leur maladie apparentée à un trouble psychique. Beaucoup d'entre eux ayant traversé des épisodes dépressifs, le corps médical a un temps considéré les symptômes de la fibromyalgie comme les manifestations d'une dépression larvée. Aujourd'hui, les recherches contredisent cette explication.
Il est désormais le plus couramment admis que les personnes atteintes présenteraient "une anomalie du contrôle de la douleur", explique le Dr Luc Bodin dans La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique paru au début de l'année 2009 aux éditions du Dauphin. Le cerveau interprète mal les messages douloureux et les amplifie. Autrement dit, la douleur est moins bien tolérée.
Interviennent dans la régulation de la douleur des neuromédiateurs comme la sérotonine et la noradrénaline. Ce sont des "petites molécules chimiques qui passent d'une cellule à l'autre pour donner des ordres", explicite le Pr Chérin (médecine interne, hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris). En raison d'un stress intense ou d'un stress prolongé comme certains d'entre vous en vivent au travail par exemple, la production de ces neuromédiateurs peut être perturbée au point d'abaisser notre seuil de tolérance à la douleur. On sait aussi qu'ils jouent un rôle de régulation du sommeil… Or les symptômes majeurs de la fibromyalgie sont bien les douleurs, la fatigue et les troubles du sommeil.
"L'origine connue de la fibromyalgie est probablement le stress", en conclut le Pr Chérin. Le remède : il n'en existe pas un mais plusieurs.
Pour en savoir plus sur la fibromyalgie avec EurekaSanté, le site médical grand public édité par VIDAL.

Les médicaments


Votre diagnostic a été posé ? Cette reconnaissance de la maladie est souvent une étape importante source de soulagement. Vient ensuite le traitement de la maladie. "Qu'est-ce qu'on peut faire ?, interroge le Pr Chérin. Il faut savoir qu'il n'existe pas une pilule miracle mais que la prise en charge est multifactorielle."
Ceux qui attendraient d'un médicament la solution à leurs symptômes s'exposeraient à une forte déception car en réalité, le traitement repose également sur une gestion du stress et à une réaccoutumance à l'activité physique. "Rhumatologue, médecin traitant, médecin de la douleur, rééducateur fonctionnel, psychiatre ainsi que des personnels paramédicaux comme les kinésithérapeutes, ergothérapeutes et les psychologues : c’est cette équipe, ensemble, et non chaque médecin pris isolément, qui va pouvoir construire pour vous un programme thérapeutique qui comprendra des médicaments mais aussi des traitements non médicamenteux", insiste la Société française de rhumatologie (SFR).
Parmi les médicaments, des antidépresseurs peuvent être prescrits, à doses souvent plus faibles que dans la dépression. Ils ne sont pas utilisés pour leur action anti-dépressive mais pour atténuer les douleurs ou encore réguler les troubles du sommeil et de l'humeur.
En parallèle de ce traitement, l'amélioration de la maladie passe aussi par une gestion du stress et une rééducation physique.
Pour en savoir plus sur la fibromyalgie avec EurekaSanté, le site médical grand public édité par VIDAL.

La gestion du stress


Stress et fibromyalgie étant intimement liés, pour vous sentir mieux, il est nécessaire de parvenir à mieux maîtriser ces tensions psychologiques qui retentissent sur votre santé. Eventuellement à travers une psychothérapie.
Vous pouvez aussi vous orienter vers une thérapie cognitive et comportementale (TCC). Cette aide thérapeutique vous aidera en plus à ne pas vous replier sur vous-même et à rester optimiste. "La TCC va enseigner à la personne un nouveau mode de pensée, ce qui induira de nouveaux comportements", selon le Dr Bodin.
La pratique de la relaxation est aussi conseillée (yogasophrologie…) comme les médecines alternatives (phytothérapie, homéopathie) qui peuvent aider à calmer le stress et l'anxiété.
Vous l'aurez compris, soigner une fibromyalgie demande de considérer un ensemble de facteurs très imbriqués et donc d'apporter des solutions multiples… En plus du traitement médicamenteux, de la gestion du stress, vous apprendrez à vous réhabituer progressivement à l'exercice physique.
Pour en savoir plus sur la fibromyalgie avec EurekaSanté, le site médical grand public édité par VIDAL.

La fibromyalgie en image


J'ai découvert cette image récapitulative sur la page Facebook de: "Dans le corps d'un autre. Comment la fibromyalgie a changé ma vie."

On parle de nous


jeudi 26 décembre 2013

LA FIBROMYALGIE ET LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE CHEZ L'ADOLESCENT.

La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique chez l'adolescent sont des affections qui, à l'instar de l'adulte, se caractérisent par des douleurs diffuses de zones spécifiques. Ces zones sont les points de Yunus qui, quand on exerce sur eux une pression suffisante mais pas trop intense (l'ongle doit blanchir uniquement) entraîne une intensification (exacerbation) de la douleur.
Comme pour la fibromyalgie de l'adulte, la fibromyalgie de l'adolescent ne se traduit par aucune modification des analyses sanguines et urinaires en pratique biologique de ville (certaines analyses réalisées dans des laboratoires spécialisés font apparaître des perturbations du fonctionnement de la sérotonine et de la substance P, qui est un neuromédiateur de la douleur).
Ce syndrome semble concerner environ 3 à 6 % de la population dans les pays industrialisés. Aucune enquête fiable n'a été faite dans les pays en voie de développement pour connaître le nombre d'adolescents concernés par cette affection qui est traitée en rhumatologie pédiatrique.
La fibromyalgie s'observe essentiellement dans le sexe féminin mais concerne également les garçons à raison de 2 éléments sur 10 environ. Ce sont les critères diagnostiques de l'American College of Rhumatology qui sont pris en compte pour définir cette affection. Ils comprennent, en dehors des douleurs diffuses symétriques axiales (apparaissant de la même manière des deux cotés du corps et essentiellement sur la colonne vertébrale), des douleurs à la pression d'au minimum 11 points sur 18 des zones citées préalablement, c'est-à-dire les points de Yunus. Ceux-ci sont situés aux faces interne et externe des coudes, au deuxième espace intercostal au niveau de la jonction entre la côte et le sternum, à la base du crâne, au niveau l'articulation sacro-iliaque, à la face latérale de la hanche, à la face interne du genou (zones les plus importantes).
Pour certains spécialistes en rhumatologie, la palpation de ces zones ne devrait plus rentrer dans les critères diagnostiques de la fibromyalgie. Pour d'autres, il existe des zones variables comme par exemple le milieu de la fesse, une zone située devant l'oreille, sur le moignon de l'épaule (à la face avant de celle-ci) et en dessous du muscle rhomboïde (entre les deux omoplates, un peu plus bas).
Parmi les enquêtes été effectuées sur la fibromyalgie de l'adolescent, l'une d'elles, menée en Finlande, montre que 5 % parmi 1756 adolescents normaux interrogés rapportent les symptômes compatibles avec le diagnostic de fibromyalgie.
Il existe des plaintes concernant des douleurs diffuses, une raideur matinale, des sensations de gonflement des tissus mous et des extrémités, une fatigue très importante au réveil ou un peu plus tard, une fatigue générale dans la journée, des troubles du sommeil, des maux de tête, une dépression, des paresthésies (c'est-à-dire des fourmillements ou des picotements voire une impression d'électricité), des perturbations du fonctionnement du tube digestif (à type de colopathie entre autres).
L'examen de la patiente (ou du patient) est le plus souvent normal en dehors des zones de douleur citées préalablement. On constate quelquefois des perturbations du système nerveux autonome, sans doute liées à la fatigue, ce qui se traduit entre autres par une hypotension orthostatique, c'est-à-dire une chute de la tension artérielle au moment où la patiente passe de la position allongée à la position debout.
Chez certaines jeunes patientes, on a retrouvé une hypermobilité (trop d'élasticité) des articulations, ce qui semble être en rapport avec les douleurs décrites par elles.
Les analyses de sang ne montrent pas d'anomalies biochimiques.
On constate néanmoins une augmentation du taux de l'homocystéine dans le liquide céphalo-rachidien et des anomalies des neurotransmetteurs et plus particulièrement de la sérotonine. Ces analyses de sang ne sont bien entendu pas possibles en pratique médicale quotidienne.
Pour certains auteurs, il existerait un déficit en vitamine B12 ce qui expliquerait le défaut de fonctionnement et d'utilisation de l'homocystéine.
Il semble que certaines patientes présentent un profil psychologique teinté de traits émotionnels exacerbés avec des antécédents d'aggravation familiale. Pour certains auteurs, il existerait un terrain génétique de la fibromyalgie, pour d'autres il s'agirait d'un retentissement environnemental et familial avec une connotation dépressive.
L'évolution de cette affection chez l'adolescent(e) n'est pas connue avec précision. Néanmoins, il existe des formes qui se stabilisent au bout de quelques années et d'autres formes qui ont tendance à s'aggraver.
Le syndrome de fatigue chronique, pour certains spécialistes, serait légèrement différent de la fibromyalgie sur différent points, dont la cause. En effet, au cours du syndrome de fatigue chronique, il est très fréquemment retrouvé une étiologie (cause) infectieuse dans les antécédents des jeunes patients. Différents facteurs déclenchant ont été évoqués, et plus particulièrement des infections virales ou des stress psychologiques importants dans l'année qui précède la survenue des symptômes. Une autre différence essentielle entre les deux syndromes est la suivante : au cours du syndrome de fatigue chronique, il est nécessaire, pour poser le diagnostic, de retrouver des antécédents de perte de mémoire, de douleurs du pharynx, de douleurs des ganglions, de douleurs musculaires et articulaires, et comme au cours de la fibromyalgie, des troubles du sommeil, des céphalées et des malaises et une fatigue intense survenant après les efforts.
Le traitement comporte la prescription d'exercices physiques doux : ces  exercices ne doivent pas être intenses et fatiguer inutilement la patiente. Les séances de relaxation, y compris le yoga et la psychothérapie, semblent être d'un apport intéressant.
Les anticonvulsivants de type Prégabaline (Lyrica) et Clonazépam (Rivotril) sont quelquefois utilisés pour traiter les syndromes au cours desquels la symptomatologie est très intense.
Les antidépresseurs (l'Amitriptyline : Laroxyl, souvent ordonné), contrairement à ce que l'on a longtemps cru, semblent au contraire accentuer les doléances des malades.

Le syndrome de Fibromyalgie (FMS) juvénile : JFMS


femme fibromyalgiqueIntroduction :

Les récentes recommandations de Carla (N°6)*, le rapport de l’Académie nationale de Médecine en France*, proposent de mieux étudier le problème des formes infantiles du syndrome de fibromyalgie (fms).

 
Cinq raisons principales justifient cette proposition :
- le JFMS est mal connu donc forcément sous estimé. Ce syndrome mérite de part ses spécificités une mise au point détaillée.
- le pronostic du JMFS serait globalement favorable, quelles en sont les raisons.
mieux comprendre les formes familiales du JFMS permettrait à travers des études qui font actuellement défaut, de mieux appréhender la part du génétique et de l'environnemental.
les formes de passage à la FM adulte ne concernent qu'un faible pourcentage des JFMS, quelles en sont les facteurs prédictifs ?
le petit nombre de publications consacrées au JFMS contraste avec la pléthore d'articles scientifiques sur le syndrome de la fibromyalgie adulte(AFMS), souhaitons que cet article contribue à relancer la recherche sur le JFMS.


Epidémiologie :

La fibromyalgie (FM) est  un motif  non rare de consultation en rhumatologie pédiatrique (1).Cependant, peu d’études épidémiologiques précisent la prévalence de ce syndrome souvent méconnu à  cet âge.
N’oublions pas qu’il y  a 30 ans en France, la réalité du vécu   douloureux de l’enfant n’était pas établie, que le recours  systématique aux antalgiques y  compris en période post-opératoire date de moins de 20 ans (2) et que le syndrome de fibromyalgie (FM) adulte n’est reconnu que depuis 1992 par l’OMS...
Il nous faudra encore beaucoup  de temps  pour que soit reconnue chez l’enfant la réalité de la FM.

Pourtant, il apparaît important de nommer ce qui existe.
Les données anciennes d’un registre américain des maladies rhumatologiques pédiatriques indiquent que le JFMS représentait 2.1% des diagnostics en 1996 et 7.65% en 1997(3).
La prévalence à l’âge adulte oscille entre 3 et 8% selon les pays pour les femmes et  2 à 1.4% chez  l’homme.
Des études en Israël (4), au Mexique et  en Finlande ont retrouvé  dans ces pays une prévalence du JFMS de 2 à 6.2 % des enfants en âge de scolarité (9 à 15 ans).
Aux  USA,  5 à  8% des hospitalisations en pédiatrie aux USA  correspondent au diagnostic de JFMS (85% jeunes filles ou adolescentes de 13  à 15 ans) (5).

Formes cliniques :

Aux vues de la littérature disparate, 2 formes cliniques de la fibromyalgie Juvénile (JFMS) sont  à distinguer:

la forme de l’enfant :        Children FMS  (CFMS)

- la forme de l’adolescent : TeenagersFMS (TFMS)

Pour certains, on peut également parler d’une forme Baby Girl FMS (BGFMS)(6) le plus souvent dans le cadre de formes familiales (FFMS).
Parmi les formes juvéniles, Il faut également différencier la forme primaire (JPFMS) (7) de la forme secondaire (JSFMS).L’important est d’insister sur la notion de diagnostic d’élimination et de son corollaire la nécessité de réaliser un bilan radiologique et biologique.

1-Formes de l’enfant : CFMS

C’est un syndrome très peu reconnu en pédiatrie sans  pouvoir préciser si  la raison en est une faible prévalence ou sa méconnaissance : "syndrome non recherché, non diagnostiqué…"
Le JCFMS  pose la problématique bien connue de la douleur en pédiatrie : connaître et reconnaître. (2)

Le sex ratio  F/M des formes infantiles semble équilibré en période pré pubèrecomme d’ailleurs dans la migraine  ou les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC)(2)

La tendance féminine apparaît dès la puberté et progressivement  s’accentue pour s’approcher du ratio F/M adulte chez  les teenagers et étudiants.

Ceci  soulève le problème du  rôle des hormones dans la perception des influx douloureux.
Les douleurs lancinantes apparaissent initialement aux MI (jambes) deviennent profondes musculaires et s’étendent progressivement  à la ceinture scapulaire (poids sur les épaules), elles tendent  à  se généraliser, perçues comme des brûlures profondes, handicapantes.
Le très jeune patient ne possède pas  le plus souvent de  souvenirs de jours non douloureux, il n’exprime pas nécessairement  spontanément la souffrance chronique devenue compagne habituelle et référence.
Le signe majeur  à  cet âge est non pas tant la douleur diffuse que la fatigue au sens médical du terme.Il s’agit d’une asthénie confinant  à l’épuisement obligeant  l’enfant «à vivre au ralenti» et incitant la famille à   consulter.Cette fatigue est constante, sans répit, aggravée par les efforts physiques et  retentit fortement sur l’humeur, les capacités physiques du jeune patient qui ne peut participer normalement aux activités quotidiennes des enfants de son âge au risque de se marginaliser.

Cette asthénie est fluctuante avec de véritables à-coups  («coups de pompes »)  l’enfant est alors  amené à  dormir « n’importe où » ce qui est source de conflit en milieu scolaire.
De même, la notion difficilement perceptible  à cet âge de « sommeil non réparateur » ne peut être mise en avant par l’enfant, symptôme déjà peu spontanément exprimé dans la forme adulte.
Le sommeil est pourtant quasi constamment déstructuré (8) avec un coucher souvent trop tardif contrairement   l’adulte des difficultés de latence d’endormissement sont fréquentes, une modification de l’architecture du sommeil est probable mais mal étudiée en polysomnographie avec des micro éveils multiples associés  à desdysomnies primaires à type de  secousses des membres inférieurs (l’enfant dort «nerveusement »).
Tous les patients signalent combien le réveil matinal est difficile au sortir du lit (2).
Le jeune patient présente des troubles de l’éveil avec difficultés de concentration, de calcul mental, de vigilance et d’attention (« fibrofog »)  et de ce fait engendrent des troubles de scolarité (période de la vie très exigeante en terme de capacités mnésiques et cognitives).

Le retentissement sur les capacités scolaires d’un sommeil de mauvaise qualité chronique associé  à un comportement de pseudoagitation (à différencier  des enfants hyperactifs) lié  à la douleur  de positions inconfortables maintenues prolongées doit alerter.

Le couple défaut d’attention-somnolence diurne doit également éveiller les soupçons et demander un avis médical spécialisé.

Nous proposons des signes d’alerte diagnostic sous forme de yellow flags. annexe 1 - yellow flags
Les maux de tête, la vessie et le côlon irritable sont assez souvent perturbateurs (9) dans la journée de ces jeunes patients nécessitant une attention particulière d’aménagement du temps scolaire.

 10 conseils  aux parents pour le management du JFMS.  annexe 2
L’examen clinique recherchera et trouvera en cas de JFMS  les points douloureux d’examen (10) et sera obligatoirement encadré d’un bilan initial biologique et radiographique, le diagnostic de JFMS restant un diagnostic d’élimination.
Revoir de principe le diagnostic après un recul de 1 à 2 ans est une règle de bonne médecine.

Critères diagnostics du JFMS de Yunus MB, 1985   annexe 3
Le diagnostic différentiel (11) se fera avec tous les syndromes responsables de fatigue chronique  à l’occasion si besoin d’une courte période d’hospitalisation selon les éléments d’orientation du 1er examen médical (étiologies cardiaques, hématologiques, endocriniennes et métaboliques  …) et en rhumatologie pédatrique avec l’ACJ,  les hyperlaxités articulaires (syndrome de Key), l’Ehlers-Danlos, l’ostéogénèse imparfaite de Sillence, le syndrome de Marfan , celui de Silverman…
Le distinguo avec le SFC de l’enfant (11) est plus délicat, celui-ci apparaissant plutôt au décours d’un épisode infectieux et s’accompagnant de signes cliniques de la sphère infectieuse avec adénopathies axillaires ou cervicales, pharyngite, état subfébrile

 

2-Formes de l’adolescent: TFMS

Les adolescents souffrent des mêmes symptômes que les adultes.
Le sex ratio  F/M revient progressivement en période post-pubertaire au  niveau habituel de l’adulte entre 30 et 50 ans: 7 à 9/10.

Les plaintes premières sont les  douleurs diffuses dans au moins 3 quadrants du corps évoluant depuis plus de 3 mois, l’examen clinique retrouve les points douloureux à la pression des  sites référencés et la présence  de signes variés de type anxiété, troubles du sommeil, fatigue, côlon et vessie  irritables …complètent cette forme de présentation similaire à  celle de l’adulte.

Cependant un seuil de sensibilité de 3 kgs /cm² de pression  à la recherche des points douloureux d’examen (pour 4 chez l’adulte) semble discriminant, 5 points d’examen sur 18 (au lieu de 11 pour l’adulte) semble suffisants et au moins 3 parmi les 10symptômes mineurs associés sont requis.

Il faut impérativement à cet âge éliminer une forme polyarticulaire d’arthrite chronique juvénile (ACJ), un lupus systémique ( LEAD) chez des jeunes fillesdouloureuses diffuses et savoir répéter (sans excès) les bilans dans le cadre d’une surveillance vigilante au long cours. Cependant, il ne faut peut être pas trop vite conclure à  des « douleurs de croissance » ou une fatigue par chlorose de la jeune fille…
L’évolution fluctuante des symptômes est de mise et le pronostic reste  contradictoireavec possibilité de disparition de la pathologie, de persistance dans le temps émaillée de séjours d’hospitalisation, de résurgence après disparition et de formes de passages à la forme adulte.

Globalement, l’impression générale est meilleure que pour les adultes avec une majorité de formes résolutives d’autant que le diagnostic aura été  rapidement posé, expliqué aux enfants et parents et la prise en charge spécialisée précocement mise en œuvre.

L’impression actuelle de pronostic plus favorable pour le JFMS semble en relation avec une plus grande plasticité neurale, une meilleure capacité de résilience voire une meilleure adaptabilité au changement comportemental que les adultes.

Cependant, davantage d’études cliniques seront nécessaires pour le suivi à long terme de ces jeunes patients et repérer le sous groupe  à risque de passage  à la forme adulte.
Proposition de signes d’alerte du passage à la chronicité : Red Flags   annexe 4

3-Formes familiales du FMS : FFMS

Il existe d’indéniables formes familiales avec le plus souvent, une atteinte mère-fille, ce qui semble logique compte tenu du sex ratio F/M de la FM adulte.
60% des enfants FM ont une mère FM et 30% des femmes FM auraient un enfant FM (2).

Cependant, les études épidémiologiques de qualité font défaut et il apparaît urgent  de vérifier ces chiffres…
La douleur de l’enfant s’inscrit souvent dans une histoire  familiale (12), la FM n’échappe pas à cette règle, sans pour autant savoir ce qui relève de l’inné et de l’acquis dans le cadre de cette pathologie complexe multifactorielle.
Sachant qu’un jeune enfant cherchera  à plaire aux adultes qui l’entourent, il est essentiel de donner une image de modèle adulte positif  à ces enfants.
Ces enfants ont besoin d’aide et d’amour, pas de complaisance.
Il faut apprendre  aux parents à  pratiquer le « Tough love», afin de ne pas  par instinct  maternel trop marqué, déstructurer le futur adulte indépendant et mâture que doit devenir l’enfant.
Le jeune enfant doit retrouver dans son environnement familial le soutien psychologique et les ressources qui l’aideront  à  surmonter la pénibilité de sa vie supposée idéalement  « sans soucis ».

Le Diagnostic de JFMS n’est déjà pas facile mais celui de FFMS est encore plus lourd à annoncer   compte tenu de l’impression d’une condamnation à  la souffrance perpétuelle sans espoir ni futur.

Il faut bien expliquer qu’il n’en est rien, que chaque individu a sa chance, une capacité à évoluer favorablement et à gérer différemment.
Que la force de la jeunesse c’est aussi cette formidable plasticité  cérébrale et remodelage de son vécu. Elle autorise une perspective de guérison.
Familial ne veut pas forcément dire génétique et génétique ne veut pas dire systématique en médecine. 
Il ne faut pas « coller une étiquette » à ces enfants.
Ce qui est certain, c’est que les enfants qui se plaignent doivent être pris au sérieux, qu’un avis médical ne doit pas faire peur et que la meilleure manière d’aller mieux est une prise en charge  multidisciplinaire spécialisée attentive mais non complaisante.
Selon Buskila D (13), 73% des enfants  voient leur FM disparaître spontanément après 30  mois d’évolution alors que ce type d’évolution ne se retrouve que chez 9 à 25 % des FM adultes selon  Henriksson CM (14) et  Norregaard J. (15)
Siegel DM et al, (16) avec un recul moyen de 7.6 ans montrent qu’une majorité d’enfants sont « améliorés » au fil du temps  avec des périodes de « hauts et de bas ».

4-Les Babys Girls FMS: BGFMS


“Babys girls born to mothers burdened by stress may be at risk for fibromyalgia”Selon Dirk Hellhammer, (6) les fœtus féminins soumis à un excès d’imprégnation en cortisol maternel seraient plus à risques de développer une fibromyalgie (FM).
Les mères  confrontées à des stress importants et prolongés pendant leurs grossesses  ont plus de risque de voir une FM apparaître plus tard chez leurs  filles.
Les femmes FM ont souvent une histoire maternelle d’exposition au stress prénatal  et présenteraient une incapacité durable ou permanente à produire  des quantités adaptées de l’hormone du stress (adrénaline) par altération fonctionnelle du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
De plus amples études sont recommandées afin de mieux appréhender la vulnérabilité fœtale durable  à la « programmation prénatale » du système neuroendocrinien.
“ Effects of steroid drug during pregnancy can span generations.”D’après SG  Matthews (17) les corticostéroides synthétiques utilisés dans le cadre de certaines grossesses pathologiques pourraient affecter durablement non seulement le système adrénergique mais également certains  neurotransmetteurs cérébraux non seulement chez le nouveau né mais davantage encore  chez la progéniture de deuxième génération !

Profil psychologique des patients et des parents:

L’enfant FM est décrit   comme anxieux et/ou dépressif, très réactif au stress avec une importante labilité émotionnelle (18).
Est-ce que le JFMS à l’instar  de la FM adulte peut être une forme de défense  à  une certaine forme de violence moderne comme le propose le Dr H Sordet-Guépet? (19)
On ne retrouve pas dans le JFMS  de réelle psychopathologie, sinon il s’agit d’un diagnostic différentiel psychiatrique.
Selon Mikkelsson M et al, (20) dans une étude  publiée en 1997, la comparaison de patients douloureux diffus (WSP y compris des patients FM), d’enfants cervicalgiques (Neck P) et d’enfants contrôles permet de retenir une association significative  FM et syndrome dépressif.

Les tests utilisés ont été pour les enfants : le Children’s Depression Inventory (CDI),pour  l’évaluation parentale : le Child Behavior Checklist (CBC) et un questionnaire sociodémographique, quant au corps enseignant le Teacher Report Form (TRF) a été utilisé.

Education, Scolarité, Etudes :

Elever un enfant FM est un défi réel.
Les parents d’enfants FM doivent donner d’un adulte une image positive (21) et aider à dominer la pathologie,  aménager la vie de leur enfant sans sous estimer son potentiel. Rassurer ne signifie pas banaliser.
Cependant aussi perturbatrice que soit la pathologie sur la vie de ces jeunes patients, la pénibilité de l’existence de ces enfants  ne doit jamais être regardée comme suffisante pour avoir la vie d’un grand malade handicapé.
Le corps enseignant et médical est là pour les soutenir dans leurs démarches au quotidien afin de ne jamais renoncer avec pour objectif l’apprentissage   d’une vie future adulte indépendante  libérée du poids de la maladie.
A noter la reconnaissance de la pénibilité de vie de ces patients par certaines universités (Laval, Québec)* et le droit à  un aménagement de la vie estudiantine.
La loi publique américaine 94-142 reconnaît le droit  à un plan d’éducation et des besoins spéciaux   à tout enfant présentant  une pathologie  qui nuit  à son apprentissage.
En France, à l’Université,  il est  possible de revendiquer  le tiers temps médicalpour les examens.
Des projets personnalisés  en médecine scolaire peuvent être proposés.Il est fortement souhaitable que les parents  rencontrent le professeur principal ou maître d’école afin d'expliciter la situation de leur enfant.

Traitement du JFMS

Dans cet article, nous nous contenterons de grandes lignes ne pouvant proposer de « guidelines » inexistants.
Il est bien évident que l’on ne traite pas les jeunes enfants comme les adolescents ou étudiants.
Il est également évident que la prise en charge est fortement personnalisée et que le relationnel  positif soignant-soigné est un préalable indispensable  à toute thérapie pédiatrique afin obtenir une participation active de l’enfant.
La prise en charge thérapeutique a pour objectifs de soulager la douleur, supprimer la fatigue, améliorer le sommeil et les capacités physiques sans surenchère médicamenteuse « invasiveness minimal ».
Il faut traiter tôt et efficacement pour laisser entrevoir une guérison voire une rémission.
Les traitements pharmacologiques  doivent être  optimisés pour l’antalgie (antalgiques paliers 1 et 2 OMS voire après une sélection rigoureuse la kétamine en perfusion (2) qui présente un taux de succès de 50% .Pour le syndrome anxiodépressif , le traitement pharmacologique n’est envisagé qu’en deuxième ligne en respectant les récentes recommandations de l’EMEA *.
(Agence européenne du médicament).
Les antidépresseurs antalgiques en particulier tricycliques (AD3C) font référence avec  l’amitriptyline  à faible dose (5 à 40 mg/j)(1) ce qui n’est pas le cas des inhibiteurs de recapture de la sérotonine (IRS).
L’amitriptyline améliore la qualité du sommeil.

Les traitements non pharmacologiques comprennent une rééducation progressive  à l’effort, une prise en charge psychologique capitale ainsi qu’une thérapie comportementale cognitive (TCC) de l’enfant et de sa famille (22) qui vise à combattre l’inactivité dans une « positive attitude ».

Conclusion :

Le JFMS n’est pas un diagnostic dramatique.L’amélioration voire la guérison sont  les schémas évolutifs les plus probables  à condition de connaître ce syndrome, le reconnaître et savoir proposer une prise en charge précoce optimale le plus souvent pluridisciplinaire auprès de services spécialisés de Pédiatrie éventuellement  à orientation rhumatologique.

Dr Jean-François MARCRhumatologue
1er mai 2007



samedi 12 janvier 2013

Dossier fibromyalgie

Dossier trouvé sur le site de la Société Française de Rhumatologie.
Je suis tombée dessus par hasard. Le trouvant assez bien fait, j'ai envie de le partager avec vous...
Vous pouvez le consulter ici:


http://www.rhumatologie.asso.fr/04-Rhumatismes/grandes-maladies/0F-dossier-fibromyalgie/A1_definition_fibro.asp

mercredi 23 mars 2011

Perturbations du sommeil chez les patients fibromyalgiques et association avec d'autres maladies

Article paru dans l'F.M.éride n°50. 4ème trimestre 2010 (Focus fibromyalgie)
Dr Estivill, Directeur du Centre du Sommeil de
l'Institut Dexeus à Barcelone
Les cycles de sommeil normaux
Le sommeil normal permet de récupérer aux niveaux physique et mental. Il comprend 3 cycles : le sommeil superficiel, le sommeil profond (20 minutes) repose la personne, produit des hormones de croissance, y compris chez les adultes et le sommeil REM (Rapid Eye Movements) qui permet une consolidation de la mémoire et gère les expériences de la journée ( repos mental).
La durée du sommeil
Elle dépend de l'âge. Les enfants qui sont beaucoup en mouvements et doivent apprendre beaucoup ont besoin de 12 heures, les adultes se contentent de 7 à 8 heures en moyenne. Les personnes de plus de 65 ans ont des cycles différents : 5 heures suffisent, avec des siestes durant la journée. Certaines ne veulent/peuvent pas s'en contenter et prennent des somnifères. Ce n'est pas souhaitable car elles risquent des chutes si elles se lèvent la nuit.
Les perturbations du sommeil
- insomnies (plus fréquente en moyenne chez les FM)
- narcolepsie : le fait de tomber endormi à n'importe quel moment
- ronflements/apnée du sommeil
- difficultés d'endormissements ou de rester endormi.
Chez les patients FM
Il y a principalement difficulté à se rendormir après le cycle superficiel/profond/REM. La modification la plus fréquente du sommeil profond est l'incapacité à rester endormi. Les chercheurs sont conscients de ce problème. Les perturbations du sommeil sont-elles la cause ou la conséquence ? Celà peut devenir un cercle vicieux.
Dans les électro-encéphalogrammes (EEG), les ondes du cerveau montrent l'activité cérébrale et notamment pendant les cycles de sommeil. Les ondes alpha deviennent de plus en plus lentes pendant le sommeil, les muscles se relâchent.
Chez les patients FM notamment, dans la phase delta du sommeil, il y a une interaction d'ondes rapides et lentes. La personne est à moitié endormie et à moitié éveillée. Elle ne s'éveille pas mais ne se repose pas non plus. Cette perturbation, qui peut causer des douleurs et/ou une perception dépression, est une preuve objective qui a déjà fait l'objet de nombreuses études.
Il n'y a pas de causes connues à cette perturbation du sommeil en phase delta. Le traitement doit donc être symptomatique, holistique et multidisciplinaire.
Un autre symptôme est un excès de sommeil pendant la journée.
Les traitements
Pour un bon sommeil, il faut éviter les excitants et respecter un horaire de sommeil régulier.
Mais ce n'est pas suffisant.
Certains médicaments ne sont pas efficaces à long terme et n'améliorent pas la qualité de vie du patient. Les benzodiazépines aident à dormir mais provoquent de la somnolence pendant la journée.
Le Zolpidem a un effet très court, il aide à l'endormissement. Ce n'est donc pas une solution non plus.
L'effet placebo est important (certains disent qu'il peut être à 40 % pour le Prozac par exemple).
Le yoga et le Taï Chi pourraient avoir un effet positif.
Des essais cliniques sont nécessaires. Jusqu'à présent, il n'y a pas de solution universelle.
La mélatonine, une hormone produite lorsqu'il n'y a pas de lumière, indique au cerveau le moment de dormir. Elle peut aider à établir un horaire de sommeil (chez les adolescents par exemple).
Des recherches supplémentaires pourraient représenter une solution pour les patients FM.
Le syndrome des jambes sans repos
Il ne s'agit pas d'une douleur ni d'un problème circulatoire. Il a été décrit par une patiente du Dr Estivill comme "des petits serpents dans les jambes". Il oblige les patients à bouger constamment. Or, on doit être immobile pour s'endormir. Il s'agit parfois du dysfonctionnement d'un neurotransmetteur en relation avec le niveau de fer dans le cerveau (et non dans le sang). Dans ce cas, une prise de fer peut régler le problème. Mais parfois, la cause n'est pas connue. La prévalence est de 10 % dans la population "normale" et de 20 % chez les patients FM.
Les médecins sont de plus en plus conscients de ce syndrome.
Réponses aux questions posées par le public
Concernant la différence entre le sommeil naturel et le sommeil induit : le sommeil induit provoque un sommeil modéré, ni superficiel ni profond. On dort plus longtemps. Les rêves surviennent pendant le sommeil REM. S'il n'y a pas d'éveil, on ne se rappelle pas des rêves. Les informations sont mélangées de façon aléatoire.
L'anxiété est un dysfonctionnement lié à la FM. Elle a une influence sur le sommeil. Le fait qu'on ait établi le lien entre l'anxiété et la FM a permis de nouvelles recherches.

mardi 22 mars 2011

Le cerveau embrouillé

Phénomène du cerveau embrouillé
Cet article a été écrit par Claire Fibrocombative (Facebook), le dimanche 6 mars 2011.
Les sources du cerveau embrouillé - Gérer la dysfonction cognitive de la fibromyalgie et le syndrôme de fatigue chronique par le Dr. Mark J Pellegrino, MD* 9 avril 2009.
Le Dr. Pellegrino a vu plus de 20 000 patients avec la fibromyalgie dans sa pratique au 'Ohio Pain & Rehab Specialists', et il souffre lui-même de cette maladie. Cette information est reproduite avec sa permission.
Le cerveau embrouillé est la plainte la plus frustrante que j'entends de mes patients avec la fibromyalgie.
Contrairement à la douleur et à la fatigue lesquelles sont normalement pénibles, ce problème cause des difficultés imprévisibles dans le comportement. L'imprévisible est la raisonpour laquelle c'est le plus frustrant. Vous ne savez jamais quand çà va se produire.
Le cerveau embrouillé... c'est le dysfonctionnement cognitif amené par la fibromyalgie ou le syndrôme de fatigue chronique.
Ses symptômes incluent :
+ l'oubli
+ être dans la lune
+ les problèmes de concentration
+ la confusion
+ la désorientation (se perdre facilement)
+ la difficulté à trouver ou à dire ses mots
+ la perte de mémoire à court terme
+ la la difficulté à comprendre ce que vous lisez
+ la difficulté à calculer de simples problèmes de mathématique
+ confondre les mots
+ confondre la droite avec la gauche
+ avoir de la difficulté à donner des informations pour des directions.
D'autres symptômes cognitifs avec plus d'éléments émotionnels incluent :
= la dépression
= l'irritabilité
= l'anxiété
= les attaques de panique
Le cerveau embrouillé n'est pas la démence ou l'Alzheimer.
Nous apprenons normalement et avons de la mémoire mais nous traitons l'information plus lentement dû à notre fibromyalgie.
Les causes
Plusieurs facteurs sont probablement concernés dans les symptômes du cerveau embrouillé.
Sur un niveau hormonal, nous avons moins que la normale des concentrations de sérotonine et de noréphinéphrine dans le cerveau. La sérotonine est importante pour contrôler la douleur dans notre système nerveux et relaxer notre cerveau. La noréphinéphrine est nécessaire pour se concentrer dans nos pensées. Un niveau bas de ces deux hormones va augmenter les symptômes du cerveau embrouillé.
Les centres d'attentions de notre cerveau sont débordés par des signaux qui peuvent contribuer aux causes neurologiques du cerveau embrouillé. Aux centres d'attention, les signaux sensoriels arrivent et sont retransmis à différentes régions incluant les centres d'émotions, les réflexes et la mémoire.
Si les centres d'attention et de relais sont continuellement bombardés par des signaux de douleur, les centres peuvent être "débordés" et les signaux sont envoyés plus lentement, bloqués, ou même perdus. Ceci peut produire des symptômes comme : difficulté à trouver ses mots, à se rappeler des choses ou se souvenir à retardement.
La douleur et la fatigue demandent de l'attention de notre cerveau. Nos cerveaux continuellement surveillent ces "doses" extra de symptômes. de fibromyalgie. Ceci demande tellement d'attention à notre cerveau que très peu "d'espace" d'attention est disponible pour nous permettre de développer, retenir et se rappeler une information de "routine".
Analogie: le passage encombré
Afin d'expliquer le cerveau encombré à mes patients, je suis arrivé avec l'analogie du "passage encombré". Imaginez votre cerveau comme l'étage supérieur de votre maison. Dans cette maison, les chambres du haut sont bien rangées, organisées et les portes sont fermées. Le passage commun menant à chaque chambre est encombré avec des paniers de lavage, des piles de linge, des boîtes, des souliers, des jouets et des meubles. Vous avez à naviguer à travers ces choses pour aller dans une chambre, causant du retard pour vous rendre à la porte.
La personne essayant d'entrer dans la chambre est comme le nerf signalant qu'elle essaie d'avoir accès à un endroit précis du cerveau.
+ la personne ( le nerf signal ) monte les marches ( la colonne vertébrale ) jusqu'au deuxième étage ( le cerveau ) et est debout dans le passage commun ( le centre d'attention ).
+ l'accès à la porte de la chambre ( la mémoire ) est ralenti par tout l'encombrement ( les changements neurochimiques de la fibro ). Quelquefois, il semble que çà prend un temps fou pour se rendre à une porte et en d'autres temps, la personne ne peut enlever tous les encombrements pour ouvrir la porte dans un temps raisonnable. Ceci mène soit à un retard ou une incapacité de lire la pensée ou la mémoire.
+ une fois que la personne arrive à la porte de la chambre et l'ouvre, la chambre ( la mémoire ) est en ordre et peut être accédé librement. Avec la fibro, les chambres sont propres. En démence, les chambres seraient dans un désordre.
Finalement : gardez votre chambre propre et travaillons ensemble en nettoyant le passage.
Traiter le cerveau embrouillé
Il y a plusieurs stratégiespour essayer de traiter le cerveau embrouillé. Nous pouvons essayer de prendre avantage de chaque stratégie disponible pour garder nos esprits moins embrouillés.
Prendre des notes
Prendre des notes fréquemment et les mettre à jour. Quand j'écris dans mes livres, j'ai une routine ou j'écris des idées, je prends des notes sur des morceaux de papiers je rassemble ces notes dans un plan. Je pense aux détails et laisse aller mes pensées au fil des jours et des semaines, pendant que je continue de prendre des notes et d'organiser ces notes. A partir de là, je peux écrire ma première version du premier chapitre en le révisant et en le planifiant.
Si quelqu'un écrit ses notes ou planifie ses journées ou écrit les noms des personnes rencontrées ou des mots clés d'information pour un rendez-vous qui s'en vient ou une visite, la préparation de l'écriture sert à deux buts.
= Premièrement, l'écriture actuellement renforce ce que vous essayer de vous rappeler. Quand vous écrivez quelque chose, vous donnez de l'information par un chemin différent au cerveau et la rendez plus facile à vous rappeler en seulement "y pensant".
= Deuxièmement, quand vous écrivez quelque chose, vous pouvez permettre à votre esprit de relaxer et de ne pas l'oublier, parce que vous pouvez simplement vous référer à vos notes écrites.
Routine régulière
Vous avez besoin de vous entraîner consciencieusement à suivre une routine et rechercher la consistance. J'essaie toujours de suivre une routine spécifique. Par exemple, mes clés d'auto peuvent seulement être à 3 endroits : ma poche, sur le dessus de mon bureau ou sur le comptoir de ma cuisine. Quand j'arrive à la maison du travail, je me suis habitué à les mettre à ces endroits. Si je mets les clés sur le lit, par exemple, je dois consciemment me dire d'arrêter toute chose et de prendre les clés pour les placer au bon endroit.
J'avais l'habitude de penser "Je vais me rappeler où elles sont", mais quelques secondes plus tard, alors que la mémoire était complètement partie, je prenais plusieurs minutes à chercher mes clefs.
Vous pouvez vous entraîner à suivre une routine régulière avec pratiquement tout ce que vous faites, à partir du moment que vous vous levez au moment que vous vous couchez :
+ l'ordre dans lequel vous faites votre routine du matin
+ les endroits où vous avez placé toutes vos choses
+ votre agenda dans lequel vous vérifiez toutes vos tâches,...
Une fois que vous êtes entraîné, çà va devenir automatique pour vous. En plus, la routine va vous sauver beaucoup de temps et de frustration. Dans ce cas la meilleure stratégie, "même vieille, est la meilleure".
Relaxation
Parce que nous avons de la difficulté avec la concentration et l'habileté à se rappeler l'information, nous sommes plus vulnérables à augmenter le stress mental -- lequel contribue à la fatigue mentale.
Faire de la relaxation aide à inter-réagir aux épisodes du cerveau embrouillé. Alors pratiquez les techniques de relaxation que vous avez apprises. Faites de cette routine une partie de votre journée. Plusieurs fois nous avons nos meilleures pensées et nous nous rappelons le plus quand nous relaxons, nous sommes étendus et nous essayons de nous endormir.
Médecines
Un nombre de médicaments prescrit peut être considéré aidant à inter-agir avec les symptômes du cerveau embrouillé.
= les inhibiteurs sélectifs de la recapature de la sérotonine (e.g. , Prozac, Zoloft, Lexapro, Paxil ) peuvent aider en augmentant le niveau de sérotonine dans le cerveau et favorisant ainsi les liens entre le centre d'attention et d'autres centres du cerveau.
= les médicaments qui incluent la noréphinéphrine ( Wellbutrin, par exemple ) peuvent aider aussi.
= les médicaments dans la catégorie du système nerveux central (e.g., Cylert, Ritalin, Provigil ) peuvent aussi aider en améliorant la vivacité de notre cerveau et l'attention. Toute stratégie médicamenteuse qui aide à réduire la douleur et à améliorer le niveau d'énergie peut aider le cerveau embrouillé en diminuant tous les signaux écrasants qui assaillent le centre d'attention et encombrent les passages.
Les médicaments prescrits peuvent aussi interférer avec la mémoire, alors ils ont besoin d'être évalués et ajustés s'ils aggravent le cerveau embrouillé.
Exemples de catégories de médicaments qui affectent la mémoire : les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine, les antidépresseurs tricycliques, les relaxants musculaires, les bêta bloquants, les médicaments contre l'anxiété, les médicaments contre l'épilepsie et d'autres médicaments qui ont été utilisés dans le traitement de la fibromyalgie.
Tout médicament qui cause une sédation ou de la fatigue a un potentiel pour aggraver la fibromyalgie aussi.
Suppléments
Certains des suppléments qui peuvent être utilisés pour améliorer le cerveau embrouillé inclus le 5-HTP, le colostrum, le ginkgo biloba le vinpocétine.
+ le 5-HTP travaille en apportant un substitut pour le corps en développant plus de sérotonine. * 5-HTP (5- hydroxytryptophan) est un aminoacide naturel qui représente le pas intermédiaire entre le tryptophan et l'important neurotransmetteur du cerveau la sérotonine. Il est souvent bas chez les "fibromyalgique" ( et chez les patients ME/CFS ).*
+ colostrum (comme dans le facteur de de transfert) travaille en augmentant le niveau d'hormone de croissance, lequel améliore l'activité du cerveau.
+ un autre supplément qui peut améliorer la fatigue et le cerveau embrouillé est le ginkgo biloba. On pense que ce supplément travaille en améliorant la mémoire à court et à long terme en améliorant la mémoire et la rétention, en améliorant la circulation sanguine systémique et en facilitant les signaux nerveux. Une étude pilote publiée en 2002 à trouvé que 64 % d'amélioration avait été reporté quand on avait pris une combinaison de gingko biloba et de Coenzyme Q10 (CoQ10) pour la fibromyalgie.
+ Vinpocétine (dérivé des feuilles de periwinkle) est un supplément spécifique ressenti pour améliorer la circulation sanguine au cerveau peut stimuler l'utilisation du glucose et de l'oxygène et améliorer les symptômes du cerveau embrouillé; avec une dose de 10 à 30 mg par jour.
Ne soyez pas trop dur avec vous-même
Nous essayons de faire notre possible avec la perte de mémoire et les symptômes du cerveau embrouillé. Certaines personnes peuvent bien faire avec des trucs d'association de mémoire tel qu'associer un nom de personne avec un objet familier.
Je pense que la façon la plus fiable est de :
= Prendre des notes,
= Et de savoir où chercher pour ces informations écrites.
Vous aller renforcer votre mémoire en prenant des notes et vous allez pouvoir mieux relaxer votre esprit parce que vous saurez où regarder pour cette information quand vous en aurez besoin. Vous vous donnez la "permission" d'oublier.
Même si on s'efforce d'avoir une routine et avons du succès avec elle, nous allons encore oublier des choses. Nous ne devrions pas devenir en colère quand celà arrive et essayer de travailler autour de ce que nous oublions. Simplement reconnaître que le cerveau embrouillé est une partie de la fibromyalgie et que si nous oublions quelque chose ce n'est pas réellement notre faute.

lundi 14 juin 2010

A propos des enfants...


On a l’impression que rien ne bouge et pourtant…A consommer avec parcimonie et avec une distance certaine... Rappel : rien ne remplace une consultation chez le médecin! Source blog fibromyalgie News :L’OMS a-t-elle enfin reconnue dans sa classification internationale des Maladies (CIM 10) La fibromyalgie à part entière et non pas seulement comme un rhumatisme non spécifique? OUI, depuis janvier 2007, elle est classée sous le n° M.79.7 et sous les termes :Fibromyalgia Fibromyositis Fibrositis Apport de la neuro-imagerie fonctionnelle cérébrale à la compréhension de la fibromyalgie LE SYNDROME DE FIBROMYALGIE JUVENILE (JFMS) UNE ENTITE EMERGENTE OU MECONNUE? Dr Jean –François Marc le 1er Mai 2007. La pléthore d’articles médicaux sur le syndrome fibromyalgique adulte contraste avec la pauvreté des écrits sur le JFMS. La fibromyalgie est un motif non rare de consultation en rhumatologie pédiatrique aux USA, en France, Israel, Finlande, Mexique et même en Chine… La prévalence est estimée selon les rares études entre 2 et 6,2 % des enfants en âge de scolarité (9 à 15 ans). Aux vues de la littérature disparate, il existe deux formes clinique de la JFMS, la forme de l’enfant, la forme de l’adolescent. Parmi les formes juvéniles, il faut différencier la forme primaire de la forme secondaire. L’important est d’insister sur la notion de diagnostic d’élimination et de son corolaire et la Nécessité de réaliser un bilan biologique et radiologique. Il existe d’indéniable forme familiales (FFMS) avec le plus souvent une atteinte mère-fille, ce qui semble logique compte tenu du sex-ratio F/M de 8/10 de la FM adulte. 60 % des enfants FM auraient une mère FM et 30% des mères FM auraient un enfant FM. Des études épidémiologiques de qualité font défaut et il apparaît urgent de vérifier ces chiffres. Pour certains on peut également parler d’une forme Babys girl FMS où à la suite d’une grossesse stressante, chez une femme adulte saine apparaît une anomalie fonctionnelle permanente de l’axe hypothalamus-hypophyso-surrénalien avec apparition tardive d’une AFMS. Dans les formes de l’enfant, le sexe ratio F/M semble équilibré en période pré pubère comme d’ailleurs dans la migraine ou les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC). La tendance féminine apparaît dès la puberté et progressivement s’accentue pour approcher du ratio F/M adulte chez les adolescents. Ceci soulève le problème du rôle des hormones dans la perception des influx douloureux. La plasticité cérébrale, la faculté de résilience et l’adaptabilité des enfants donnent de l’impression générale d’un meilleur pronostic que pour les adultes avec une majorité de formes résolutives. Ce pronostic globalement favorable le sera d’autant plus que le diagnostic aura été rapidement posé, expliqué aux enfants et aux parents et la prise en charge spécialisée précocement mis en œuvre. Conclusion : Le JFMS pose la problématique bien connue de la douleur en pédiatrie : connaître et reconnaître. Il nous faudra encore beaucoup de temps pour que soit reconnue chez l’enfant la réalité de la FM. Pourtant, il apparaît important de nommer ce qui existe. N’oublions pas qu’il y a trente ans, en France et ailleurs, la réalité du vécu douloureux de l’enfant n’était pas établie, que le recours systématique aux antalgiques y compris en période postopératoire date de moins de vingt ans et que le syndrome de fibromyalgie adulte n’est reconnu que depuis 1992 par l’OMS… Pathologie récente, émergente ou pathologie oubliée, méconnue? Nous avons une exigence de réponse à cette question posée par l’existence même du JFMS(source : Jean François Marc, Laboratoire de Rhumatologie Appliquée, Mai 2007) http://www.labrha.com/ Ce même laboratoire de rhumatologie évoque l’alternative phytothérapeutique de la fibromyalgine et met en garde : en clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer la tolérance de la fibromyalgine pendant la grossesse, l’allaitement , ni chez les enfants et les adolescents de moins de quinze ans. En conséquence, l’utilisation de ce médicament est déconseillée dans le cadre du syndrome de Fibromyalgie Juvénile. Par ailleurs, la grande étude randomisée double aveugle contre placebo mono centrique conduite par un expert du syndrome fibromyalgique(études Fibro : Fibromyalgie Alternative thérapie)à été entreprise début 2007, parce qu’il n’y a pas opposition entre les médicaments allopathiques et les thérapies traditionnelles alternatives :Il s’agit d’élargir le choix du patient selon sa préférence et celle de son thérapeute en apportant toutes les informations nécessaires et utile pour soigner avec art et intelligence.

jeudi 3 juin 2010

Pour mieux comprendre la fibromyalgie...


La fibromyalgie est le terme pour désigner un syndrome connu depuis longtemps sous le nom de syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID), ou FMS en anglais (pour Fibromyalgia Syndrome). Le mot « fibromyalgie » vient du latin fibra (« filament »), du grec ancien myos (« muscle ») et du grec ancien algos (« douleur »).


Qui est atteint par la fibromyalgie?
Elle touche 2 à 5 % de la population des pays industrialisés avec 70 % de femmes et 30 % d'hommes.


Les symptômes de la fibromyalgie
Des douleurs diffuses ressenties comme des contractures ou des tensions musculaires, aggravées par l'effort, le froid, la fatigue, le stress, et évoluant de façon chronique. On constate aussi des troubles du sommeil, des migraines, un syndrome sec, des troubles digestifs et urinaires, de l'anxiété et une tendance dépressive.
voici le lien des 100symptomes


Le diagnostic clinique de la fibromyalgie
On retient le diagnostic de fibromyalgie lorsque les patients présentent une sensibilité à au moins 11 des 18 points sensibles. Ces points sont situés en des endroits spécifiques du corps, notamment la nuque, les muscles trapèzes, la partie supérieure externe des fesses, l'articulation de la hanche et le genou. Ils sont considérés actifs lorsqu'une légère pression suffit à déclencher la douleur.


Les causes de la fibromyalgie
Elles sont encore inconnues. Cette maladie apparaît le plus souvent après un traumatisme, soit physique, comme un accident de la circulation ou une intervention chirurgicale, soit après un choc affectif ou une série de stress, soit après une période de surmenage. Il pourrait s'agir d'une perturbation du système nerveux central, abaissant le seuil de la tolérance à la douleur.


Les thérapies actuelles de la fibromyalgie

Les traitements médicamenteux :

* Il n'existe actuellement aucun traitement actif contre cette affection.
* Antalgiques, anti-inflammatoires, anti-dépresseurs sont utilisés avec des résultats variables.

Les traitements non-médicamenteux :
A l'heure actuelle, ce sont eux qui apportent les meilleurs résultats. On peut noter la phytothérapie, l'acupuncture, la relaxation, l'exercice physique, la thalassothérapie, la cure thermale.

Les traitements contre la fibromyalgie proposés à Royat Chamalières

La cure thermale intervient à plusieurs niveaux chez le patient fibromyalgique :

* au niveau de la douleur, grâce aux soins prodigués 'bains, douches, applications de boues thermales) qui apportent un effet décontractant et relaxant. Les points douloureux précis caractéristiques de la maladie sont une bonne indication de l'injection de CO2 thermal par son effet vasodilatateur et antalgique et sont pratiqués par le médecin quotidiennement.
* sur le plan de la fatigabilité, grâce à la mobilisation active en piscine qui peut permettre une réadaptation progressive à l'effort,
* au niveau psychologique, car la cure thermale est aussi un temps d'écoute particulier, des conseils d'hygiène de vie, un soutien médical et une rupture avec le stress de la vie quotidienne